Have you met Kappiri Muthappan ?

Action photographiée dans un quartier à Fort Kochi dans le Kerala, Inde

Impression jet d’encre pigmentaire, 150 x 100 cm, 2018

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Les murmures d'un passé sombre flottent au-dessus des murs de Fort Cochin. Comme le temps et la mémoire, les croyances locales ont évolué autour des récits d’esclaves emmenés par les Portugais sur les côtes de la ville, à l'époque de la colonisation portugaise. Le livre de l’historien « Histoire de Fort Cochin », populairement connu sous le nom de maître Bernard, est l’un des rares à avoir tenté de s’intéresser à cet aspect de la ville. L’historien discute de ce qui s’appellera désormais Kappiri mathil (murs Kappiri) et de son évolution en un esprit de protection appelé Kappiri Muthappan. « En 1663, les Portugais, qui avaient des trésors creusés dans leurs murs épais, y ligotèrent des kaffirs, placèrent leurs trésors sous des esclaves ligotés et leur firent promettre que les trésors seraient conservés jusqu'à ce que leurs descendants les récupèrent. Les niches ont ensuite été recouvertes de mortier ». Au fil du temps, les croyances locales ont pris le dessus et les niches murales où ces esclaves étaient enchaînés ont commencé à être vénérées. Cette croyance s'étend également à certains arbres de Fort Cochin, appelés autrefois les arbres Kappiri, parce-que les gens croyaient que les esprits des esclaves les habitaient. Des Indiens anglophones des générations précédentes ont affirmé avoir vu Kappiri Muthappan en train d'errer dans les rues. Il apparaît comme un esprit masculin portant un manteau et un costume, un cigare fumant et des chaînes tremblantes. Il apparaîtrait les jours de pleine lune.

The murmurs of a dark past float above the walls of Fort Kochi. Like time and memory, local beliefs have evolved around the stories of slaves led by the Portuguese on the city's coasts during the Portuguese colonization. The historian's book "History of Fort Kochi", popularly known as Master Bernard, is one of the few that has tried to address this aspect of the city. The historian discusses what will henceforth be called Kappiri mathil (Kappiri walls) and its evolution into a spirit of protection called Kappiri Muthappan. "In 1663, the Portuguese, who had treasures dug into their thick walls, tied kaffirs there, placed their treasures under tied slaves and made them promise that the treasures would be preserved until their descendants recovered them. The niches were then covered with mortar. Over time, local beliefs took over and the wall niches where these slaves were chained began to be worshipped. This belief also extends to some trees in Fort Kochi that were once called Kappiri trees because people believed that the spirits of slaves inhabited them. Previous generations of English-speaking Indians have claimed to have seen Kappiri Muthappan wandering the streets. He appears as a male spirit wearing a coat and suit, a smoking cigar and shaky chains. It would appear on full moon days.